La vie de l'atelier FabLab : décembre 2021

Publié par Emmanuel Gilloz, le 6 janvier 2022   240

Avec l'approche des fêtes de fin d'année, on voit généralement se presser les demandes de réalisations. Voici quelques moments tirés de ce petit mois de décembre.

Une pièce pour Léon

Le développement du projet collectif de bateau-robot-récolteur de déchets flottant continue doucement. Dernier ajout en date, une sorte de bac à l'avant, pour stabiliser le bateau et guider les déchets vers le tapis roulant.

Il s'agit d'une plaque de composite (aluminium/polypropylène), fraisée puis pliée.

La mise au point d'un objet de cette complexité est toujours un bon rappel de l'énergie nécessaire pour passer d'une idée à quelque chose qui fonctionne. On peut quasiment tout faire, mais certains projets vont demander beaucoup de temps. De quoi mieux apprécier l'utilisation de solutions ayant été imaginées collectivement, puis partagées, et éprouvées par différentes personnes (de l'intérêt des biens communs constitués de tous ces projets sous licence libre, qui évitent de ré-inventer la roue).

Une lampe pour s'endormir

Il y a plusieurs années de ça, un jeune garçon en situation de handicap avait imaginé un concept de lampe, exposé à l'occasion d'un concours au CHU, et qui lui avait valu un bon cadeau pour la réaliser ici à l'atelier. Le temps passant c'est le genre de projet qui malheureusement se perd et ne se voit pas forcément aboutir... C'était donc une bonne surprise de le voir revenir !

Avec quelques conseils et la personne qui l'accompagnait ils ont pu concrétiser cette idée de lampe : ne sachant dessiner en 3D, l'astuce a été de rechercher et d'utiliser des modèles existants et d'en faire un assemblage (ce qui est pratique pour ne pas partir de zéro, avant d'éventuellement apprendre à dessiner en 3D). Le résultat imprimé a ensuite été peint, l'objet n'est plus blanc mais bariolé façon arc-en-ciel.

Des alvéoles supplémentaires pour les vitrines

Ces étagères hexagonales permettent d'exposer projets et exemples à coté de chaque machine/procédé dans l'atelier. Au fil du temps (et des chutes de bois) elles se développent pour montrer plus de choses ou la diversité des possibilités.

Une couverture de carnet en bois

Parmi les exemple de la photo précédente, en haut à gauche. Cette couverture qui mélange bois et tissu est l'application d'une astuce toute simple mais difficilement réalisable sans machine : le principe des charnières "vivantes" (living hinges en anglais). Avec une répétition suffisante d'entailles, même une matière rigide comme une planche de bois peut devenir localement flexible. Ici réalisée par une personne accompagnée sur le dispositif Territoires Partagés.

Un rangement pour téléphones

L'utilisation de générateurs de plans (comme boxes.py), pour les formes typique des boites, facilite énormément la réalisation de ce genre de projets. Ici c'est un rangement pour une salle de classe, afin que les élèves déposent leur téléphone portable en entrant, et soient moins distraits on peut supposer.

Une broderie sur un manteau

Broder directement sur un vêtement est parfois difficile, encore plus avec cet épais manteau d'un autre participant à Territoires Partagés. Mais le résultat enthousiasma tout le monde !

Un tapis unique

Il y a quantité d'objets génériques sur lesquels il est possible d'intervenir pour les personnaliser, ce tapis en est un exemple de plus. La matière de celui-ci était heureusement compatible avec la gravure au laser.

Et plein d'autres projets ou expériences...

Un jeu de dés en acrylique, une maquette de table qui semble suspendue dans le vide, un prototype de plateau de vélo, d'autres broderies avec Inkstitch, et même un sapin en feutre.