Recherche-création : Lucie Planty explore le cinéma invisible de la littérature
Publié par COGITO Normandie, le 13 septembre 2026
De la création plastique à l'université, Lucie Planty interroge l'origine de nos écrans modernes et de nos images en mouvement. Doctorante à l'ésam Caen-Cherbourg et au laboratoire LASLAR, cette artiste et chercheuse montre comment les récits d'autrefois ont anticipé nos usages actuels du film et du virtuel.
Artiste plasticienne et enseignante depuis plus de dix ans, formée aux Beaux-Arts de Lyon puis de Paris, Lucie Planty mène aujourd'hui un doctorat de recherche-création à l'École supérieure d'arts et médias de Caen-Cherbourg (ésam), en partenariat avec le laboratoire de Lettres, arts du spectacle et langues romanes (LASLAR) de l'université de Caen Normandie.
Sa thèse s'aventure dans le champ de l'archéologie des médias et du film, une discipline qui étudie les dispositifs optiques ingénieux ayant précédé le cinéma. Lucie y apporte une approche originale : et si la littérature, par ses miroirs magiques, ses surfaces d'eau et ses objets merveilleux, avait elle aussi permis de projeter des images virtuelles bien avant que la technologie ne les rende possibles ?
Du miroir de "La Belle et la Bête" permettant d'observer un proche à distance jusqu'à l'Historioscope d'Eugène Mouton imaginant la relecture de scènes historiques à travers une lunette, ces inventions romanesques révèlent une intuition troublante. Qu'il s'agisse de surveiller, prouver, désirer ou se souvenir, les usages contemporains de l'image vidéo étaient déjà ancrés dans l'imaginaire collectif, bien avant l'apparition de la première caméra.
Crédits : Image générée par IA (Gemini).
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