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Éoliennes en mer : Mathilde Charbonnelle au chevet de la biodiversité marine

Publié par COGITO Normandie, le 13 septembre 2026

Des amphis de médecine aux profondeurs de la Manche, Mathilde Charbonnelle a trouvé sa voie dans l'étude des écosystèmes marins. Aujourd'hui doctorante en Normandie au laboratoire M2C, elle analyse l'impact réel des parcs éoliens offshore sur la faune sous-marine. Une démarche scientifique rigoureuse pour comprendre si ces structures artificielles peuvent devenir de véritables récifs pour la biodiversité.

Mathilde Charbonnelle s'oriente d'abord vers la médecine avec l'ambition de devenir médecin légiste, attirée par l'investigation médicale. Après deux premières années, elle bifurque vers une Licence en sciences de la vie et de la terre. C'est au fil de ses stages en écologie qu'elle découvre les sciences de la mer, une révélation qui l'amène en Master à l'université du Littoral Côte d'Opale (Boulogne-sur-Mer). Lors de sa deuxième année, un stage à Caen au sein du groupe "Benthos" du laboratoire de Morphodynamique continentale et côtière (M2C) transforme l'essai. D'abord ingénieure d'études, elle décroche trois ans plus tard un financement de thèse auprès du CNRS et de la Région Normandie. Elle est aujourd'hui en deuxième année de doctorat.

Alors que les éoliennes en mer se multiplient dans le cadre de la transition écologique, suscitant souvent des débats sur leur impact visuel ou la pêche, Mathilde se concentre sur une question scientifique centrale : Comment la biodiversité marine réagit-elle à ces nouvelles structures ?

À partir d'observations de terrain et d'échantillonnages sur les infrastructures immergées, sa démarche se veut purement descriptive et neutre. Il ne s'agit pas d'arbitrer si l'éolien est "bon" ou "mauvais", mais de mesurer ses effets réels. Elle étudie notamment l'effet "récif" [les mâts des éoliennes attirant des espèces qui viennent s'y nourrir, s'abriter ou se reproduire, ndlr] et la modification du milieu : l'ajout d'un substrat dur sur des fonds autrefois sableux permet l'installation d'espèces fixées, comme les moules ou les huîtres.

L'originalité de son approche repose sur une analyse quantitative basée sur des prélèvements physiques et des données chiffrées, là où les études habituelles se limitent à l'observation photographique. Ses recherches se concentrent sur le parc éolien de Fécamp, et plus particulièrement sur le mât de mesure du projet DRACCAR. Installée depuis 2015, cette structure offre un précieux point de comparaison pour suivre l'évolution des écosystèmes dans le temps.

Crédits : Image générée par IA (Gemini).


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