La vie de l'atelier FabLab : avril 2026
Publié par Emmanuel Gilloz, le 12 mai 2026 51
En avril c'est enfin le TURFU festival ! C'est une semaine particulièrement dense (quelques chouettes projets ci-dessous) mais le reste du mois l'atelier a été bien occupé également.
On teste un biomatériaux en mycélium
Parfois au TURFU c'est l'occasion d'expérimenter une technique (lien vers la restitution à venir). On était bien entouré pour ça avec un chercheur spécialiste du mycélium, une cultivatrice de champignons et deux architectes ayant déjà fait pousser du mycélium dans des moules, par exemple pour faire ce genre de forme :

On a également testé de graver et découper au laser des briques fabriquées d'avance (ça marche).

Et surtout, comme les nombreuses personnes participantes, on a appris à préparer un moule avec un mélange de paille, et/ou de marc de café, et de mycélium. En un peu plus d'un mois le fungus et ses racines (hyphes) devrait coloniser tout le volume de matière disponible (un peu comme les racines d'une plante dans un pot un peu trop petit). On pourra vérifier son développement une fois par semaine, et en toute fin on devra le passer au four pour le figer.

Guillaume fait un microscope

Pour observer le plancton microscopique il faut un fort grossissement, et surtout, spécifique à ce genre d'application, on peut déplacer le fluide avec une petite pompe manuelle. Ainsi l'échantillon observé est beaucoup plus important qu'une goutte sur une lamelle ! On a pu voir de nombreux planctons barboter à l'écran.
Maxence prototype une marionnette

Pour une future pièce de théâtre, Maxence voulait prototyper des visages aux yeux qui bougent avec des servomoteurs. Le travail photographique donne l'essentiel de l'illusion, mais pouvoir piloter les yeux anime bien la marionnette.
La Confédération Ornaise sculpte un jeu

Un petit groupe qui travaillait l'an dernier à une intéressante fiction : le bi-millénaire de Caen en 3025. Leur participation au TURFU a été l'occasion de sculpter une sorte de piste de course à faire descendre à divers engins improvisés par les personnes participantes. Les couches du contreplaqué usiné rendent justement bien l'effet des courbes de niveau.
Manu découpe un pochoir

Réemploi du support de la matière qui est collé à chaud lors des flocages. Habituellement perdu, ce très fin plastique légèrement collant peu se couper au laser et se prête particulièrement bien pour faire des pochoirs. Ici un motif de lierre sur béton. La photo montre bien la conséquence de l'épaisseur du pochoir : une plaque d'environ 2mm à été utilisée à gauche (plus épais c'est plus "flou").

Morgane répare un kakemono

C'est toujours appréciable de contribuer à ce genre de petite victoire. Le cas habituel d'une petite pièce plastique dont le remplacement va permettre de réparer et prolonger la durée de vie d'un objet.
Vanceslava grave des médailles

Habituée d'un autre FabLab mais dont la découpe laser n'est pas disponible en ce moment. Elle a pu réaliser sont projet de médailles pour un tournois d'échec local (mais avec des participantes du national).
Pauline D. usine un disque de déco

Rebondissant sur un exemple de notre vitrine, de chat découpé dans un disque vinyle. Elle a pu transposer son idée avec cette matière abondante et parfaite pour la petite fraiseuse de précision : d'environ 30cm le disque tient simplement avec des pinces à dessin le temps de l'usinage (et qui dit PVC dit qu'on ne l'aurait pas fait au laser de toute manière).
Éric découpe un pochoir

Récemment initié au laser, il a découvert le potentiel pour la fabrication de pochoirs plein de détails (c'est décidément une application en vogue ces dernières semaines). Il a commencé ses essais pour des illustrations murales.
Arthur découpe une enseigne

Dans les personnes régulière depuis cette saison, on l'a vu créer divers lettrages en bois medium comme base de signalétique. Ici quasiment finalisé, la base peinte est rehaussée par un lettrage en acrylique miroir (belle finition en tout cas).
Pauline R. usine du dibond

Nouvellement formée à l'usage de la grande fraiseuse, elle a pu commencer la découpe de supports pour des créations photos. Le "dibond" est un sandwich aluminium-plastique qui serait l'exception à la consigne "pas de métal" avec cette machine.
Ilan et des participants testent la cafetière électrique solaire

Suite du montage du mois dernier. En 30 minutes et plus l'eau chauffe à environ 80°C. Il faut de la patience, et ce n'est pas suffisant pour que ce modèle de cafetière fonctionne (l'eau doit passer en vapeur pour quitter la réserve du bas, traverser le marc de café et se condenser en haut). Mais le principe de l'isolation compacte grâce au bois restent intéressant. Avec un contenant plus générique/polyvalent comme une simple casserole (pour le prochain proto ?) on pourrait déjà mijoter bien des choses, préparer toutes sortes de thé, etc. !

Et d'autres projets
Un guide pour perçages, un télescope, des t-shirt à slogan engagés, plein de broderies, une foule d'impression 3D, etc.

