Mais que se passe-t-il dans la tête d'une vache ?

Publié par LIT OUESTEREL, le 15 juillet 2022   81

Le samedi 19 mars 2022, l’association du LIT OUESTEREL animait en partenariat avec le Dôme  et le bureau Bankiva un atelier ouvert au grand public à Caen (14). Sept personnes ont répondu présent à cet évènement. L’objectif de cet atelier ? Sensibiliser les personnes intéressées par les conditions d'élevage, de transport et d'abattage ; aux besoins physiologiques et comportementaux des vaches laitières, mais aussi récolter des éléments d’une vision sociétale de l’élevage.

Mais alors, que se passe-t-il dans la tête d'une vache ? Des Idées ?

Emilie Gregorio, Ingénieure agronome et Chargée de mission bien-être animal chez Bureau Bankiva est venue spécialement pour l'occasion présenter les besoins physiologiques de la vache, les secrets de production de son lait et sa façon de percevoir le monde extérieur.  Cette rencontre a été aussi l'occasion de revenir sur la notion de bien-être animal, et de faire le "Vrai, le Faux, le Flou" autour de certaines idées reçues. Les participants ont pu poser leurs questions, et apporter leurs points de vue sur les conditions d'élevage.

Le résumé en image :

Les besoins physiologiques et comportementaux des vaches en tête, les participants ont été invités à passer à la phase créative. Durant trente minutes ils ont pu mettre en avant toutes les idées qui permettraient, à l'échelle du citoyen/consommateur d'améliorer la santé et le bien-être des animaux d'élevage.

Des scénarios pour la ferme du futur : Consommer moins mais mieux pour de meilleures conditions d'élevage ?

Les participants ont d'abord évoqué le fait de modifier leur comportement de consommation en consommant moins mais mieux. Pour rendre cela envisageable,  plusieurs idées ont été proposées, comme le fait de remplacer la protéine animale par d'autres protéines tels que les lentilles, les haricots, les fruits secs, etc., ou encore de privilégier l'achat de produits possédant un label de qualité et issus de petits élevages, d'accepter de mettre le prix pour des produits de meilleure qualité et éthiquement plus acceptables. Le développement de repas végétariens dans les collectivités et dans les restaurants permettrait également de tendre vers cet objectif. Cela nécessite de s'impliquer dans la vie politique de la commune ou encore dans les associations de parents d'élèves. Enfin, la notion de durabilité des filières a été évoquée : en élevage de volaille par exemple, pourquoi ne pas avoir une seule filière qui produise à la fois des oeufs et de la viande ? Idem en élevage bovin : pourquoi ne pas avoir des bovins qui produisent à la fois du lait et de la viande ?  Cela permettrait de répondre à certaines problématiques rencontrées dans les filières telles que le devenir des poussins mâles en filière poules pondeuses ou encore le devenir des petits veaux mâles en filière lait. 

Et si nous repensions notre façon de vivre pour améliorer le bien-être animal ?

Selon certains participants, l'amélioration du bien-être animal passe par une modification de nos modes de vie. En évoluant, la société s'est davantage individualisée. Beaucoup de personnes vivent seules dans des maisons individuelles, les liens intergénérationnels ont eu tendance à s'éloigner. Et si nous revenions en arrière, c'est-à dire, si nous vivions à nouveau dans des espaces collectifs, dans des maisons où plusieurs générations cohabitent sous le même toît ? Cela permettrait de conserver plus d'espace pour l'agriculture et pour les animaux, mais aussi d'avoir plus de connexions entre les habitants.

Un grand merci aux participants pour leur présence, leurs idées et leur bonne humeur !

Vous êtes Normand.e.s et vous souhaitez vous impliquer dans l’amélioration du bien-être des animaux d'élevage ?

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Cet article a été rédigé par Clémence Bitu de l’Association LIT Ouesterel.

Crédit photo : LIT OUESTEREL

Crédit dessin : François Boissel