Une géographie portuaire spécifique : femmes et punk à Liverpool et Glasgow (1976-1984)

Publié par Jordan Masurier, le 16 juin 2026   1

Comment fait-on du punk quand on est une femme, que la scène est dominée par les hommes et qu'on vit dans une ville portuaire dans les années 70-80 ? Voici la question au cœur de la thèse de Klara, doctorante en civilisation britannique à l’université Le Havre Normandie.

Klara Prigent doctorante au sein du Groupe de recherche “Identités et Culture” (GRIC)

Expliquer le mouvement punk féminin au Royaume-Uni

Voilà le travail entrepris par Klara, doctorante au sein du Groupe de recherche “"Identités et Culture” (GRIC), qui analyse la scène punk féminine de Liverpool et Glasgow entre 1976 et 1984. Entre l’étude de la géographie de ces deux villes portuaires, le recul de ses industries majeurs telles que l’industrie navale et charbonnière, la possible perte de dynamisme de la ville et donc la difficulté d’accès à l’emploie pour les jeunes ou encore le déclin économique présent à Glasgow dans les années 70 et 80, Klara cherche à trouver en quoi tous ces aspects peuvent expliquer la création et le développement de groupes punk féminins.

 

Un parcours en détours vers la passion

Après l’obtention d’un baccalauréat Littéraire, intéressée par les langues mais se questionnant sur les possibles débouchés dans ce domaine, Klara s’oriente sur une Licence de Droit. Malgré les possibilités de débouchés offertes par ce cursus, l’attrait pour les langues la pousse à se réorienter vers une Licence “Langues, Littérature et Civilisation Étrangères et Régionales – Anglais” (LLCER) plus en phase avec son projet professionnel. 

À la suite de cette Licence, le choix de continuer avec un Master linguistique en langue et civilisation s’est alors imposé. Après la réalisation d’un mémoire de fin d’études, Klara décide de ne pas poursuivre le chemin de la recherche le temps d’une année, mais cette idée restant en tête et avec la volonté de suivre sa passion, son aventure doctorale débute. 

Passionnée par la musique et ayant réalisé deux mémoires portant sur les périodes 1960-1970 et 1970-1980, le sujet de sa thèse s’est alors construit sur le mouvement punk féminin entre les années 70 et 80 de façon naturelle. L’incorporation des villes portuaires à ce sujet a été une suggestion de sa direction de thèse afin d’ajouter un aspect géographique au sujet de recherche.  Réalisant une thèse en Sciences Humaines et Sociales (SHS), ses recherches sont autofinancées et le sujet de thèse est construit entre la doctorante et la direction de thèse.

Conciliation entre vie privée et quotidien de doctorante

La musique comme passion, une grande discipline de lecture (et d’écriture par la même occasion) couplé avec une pratique du handball depuis 10 ans qui traduit un goût de l’effort et une combativité face aux difficultés, voila le portrait personnelle d’une doctorante passionnée par ses recherches et capable de monter des dossiers et des demandes de financements pour mener à bien ses recherches avec comme qualités, la curiosité et l’autonomie, primordiales lors de la réalisation d’une thèse. 

Afin d’obtenir une source de revenus en parallèle de ses travaux, Klara donne également des cours à l’université. Voilà le portrait d’une doctorante en civilisation britannique qui de part son sujet sujet de recherche souhaite mettre en lumière la place des femmes au sein d’une de ses passion, la musique punk et qui fait transparaître la cohérence de son parcours dans sa vie personnelle au travers de cette phrase “Toujours faire les choses en fonction de ce que l’aime et ne pas forcément choisir la raison de la sécurité”

Crédits : CC Tous droits réservés (Klara Prigent . 2026)