Et vous, comment imagineriez-vous l’élevage dans 50 ans ? Retour sur un atelier organisé dans le cadre du Turfu festival

Publié par LIT OUESTEREL, le 8 mars 2022   170

Le 14 octobre 2021, l’association du LIT OUESTEREL animait en partenariat avec le Dôme un atelier ouvert au grand public dans le cadre du Turfu Festival, à Caen (14). Quatorze participants de tous horizons sont venus imaginer la place de l’élevage dans le monde de demain. L’objectif de cet atelier ? Récolter des éléments d’une vision sociétale de l’élevage.

Et d’abord, il y a quoi dans mon assiette ?

Est-on capable de dire d’où proviennent les produits animaux (lait, fromage, steak, …) que l’on retrouve dans nos assiettes, que ce soit au restaurant ou la maison ? Quand nous achetons des produits animaux, comment sait-on dans quelles conditions les animaux ont été élevés ? Pas si évident de répondre à cette question. Si les produits qui bénéficient d’un signe officiel d'identification de la qualité et de l’origine (AB, Label rouge, AOP, AOC, IPG, …) peuvent nous donner quelques indications, il n’en demeure pas moins que les participants ont exprimé leur souhait d’avoir un meilleur accès à ces informations en particulier par l’intermédiaire étiquetages informatifs accessibles et transparents.

Des scénarios pour réfléchir aux futurs modèles d’élevage : plus de lien avec les cycles naturels, moins d’industrialisation.

Carte blanche ! Une heure pour imaginer la ferme du futur, du pire au meilleur scénario. Si nous devions retenir quelques éléments-clés de ces échanges, nous dirions d’abord que les participants ont exprimé un sentiment de sympathie à l’égard de la profession agricole et souhaitent que le métier d’éleveur soit mieux considéré et plus attractif.

Le meilleur scénario ? Pour les participants, l’élevage peut jouer un rôle positif coté environnemental via notamment la multifonctionnalité des bâtiments et la participation au maintien des paysages et de la biodiversité. Dans l’idéal, les animaux seraient élevés en extérieur et auraient accès au bâtiment en fonction des conditions climatiques. Dans tous les cas, leur niveau de bien-être est élevé. Enfin, les participants sont sensibles à ce que la chaîne de valeur reste rémunératrice des éleveurs, et ils seraient également prêts à acheter plus chers des produits plus respectueux des Hommes, des animaux et de la terre.

Le pire scénario ? C’est celui de l’industrialisation poussée à l’extrême : élevage immeuble, fermes-usines où les animaux sont traités comme des objets, et une absence totale de considération sociétale tant pour les éleveurs que pour les animaux.

La viande cellulaire en débat.

L’un des scénarios proposés n’a pas fait l’unanimité au sein du groupe : il s’agit du développement de la viande cellulaire. Pour certains, cette pratique permettrait de nourrir la population tout en apportant des conditions de vie favorables aux animaux : le nombre d’animaux nécessaire pour la production serait moindre, les animaux auraient donc plus d’espace, et les risques sanitaires seraient limités. Côté environnement, les émissions de méthane seraient réduites. Cela pourrait aussi être une solution pour les végétariens qui ne consomment pas de viande du fait de l’abattage des animaux. Mais cette solution semble éthiquement difficilement acceptable.

Le résumé en image

  • Le scénario idéal
  • Le scénario « catastrophe »

Un grand merci aux participants pour leur présence, leurs nombreuses idées et leur bonne humeur !

Vous êtes Normand.e.s et vous souhaitez vous impliquer dans l’amélioration du bien-être des animaux en élevage bovins ?

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Cet article a été rédigé par Clémence Bitu de l’Association LIT Ouesterel.

Crédit photo : LIT OUESTEREL

Crédit dessin : François Boissel