Stéphanie Fougerolle : Le virus de la recherche

Publié par Guillaume Dupuy, le 9 octobre 2013   730

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À 28 ans, Stéphanie a débuté en septembre sa thèse au Laboratoire Frank Duncombe. Elle est l'une des 33 jeunes chercheurs et chercheuses à participer à l'Atelier du chercheur 2013.

À 28 ans, Stéphanie a débuté en septembre sa thèse au Laboratoire Frank Duncombe. Si elle est aujourd’hui convaincue d’avoir trouver là sa voie, il n’en a pas toujours été ainsi : “Après le bac, j’ai tenté une 1ère année de pharma qui n’a pas été concluante. L’année d’après, j’ai travaillé comme cavalière mais cela ne m’a pas plus. J’ai donc décidé de reprendre mes études.”

Stéphanie s’inscrit en biologie à l’Université de Tours. Le déclic pour la recherche vient plus tard : "Quand j’étais en licence, mon cheval a fait une rechute de piroplasmose. J’ai voulu comprendre, je me suis mise à lire de nombreuses publications scientifiques." Elle découvre l’infectiologie et en fait sa spécialité.

La thèse de Stéphanie porte sur le virus de grippe équine et son vaccin : “Le vaccin de la grippe équine fonctionne mais certains poulains répondent moins bien. Hors, dès que le virus se déclare dans une écurie, c’est toute l’activité de la filière qui est bloquée.” Un sujet très sensible lorsque l’on sait que les courses hippiques génèrent chaque année plus de 9,5 milliards d’euros de jeux en France.

Signe de l’importance de son sujet, les travaux de recherche de Stéphanie sont réalisés dans le cadre de la Chaire d’excellence d’immunologie équine de l’Université de Caen Basse-Normandie. Sa thèse est ainsi encadrée par l’un des plus grands spécialistes mondiaux en immunologie, Romain Payot, Chef d’immunologie à l’Animal Health Trust (Newmarket), et Stéphane Pronost, Chef du service Virologie/Biologie moléculaire au Laboratoire Frank Duncombe.