L'aventure continue...

Publié par Guillaume Dupuy, le 10 mars 2016   370

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En mai 2015, nous vous présentions Garance, une jeune lycéenne de Caen au projet surprenant : construire une prothèse mécanique de main. 10 mois plus tard, la voilà de retour à la MRI accompagnée d’étudiants de l’IAE Caen...

Souvenez-vous. En mai 2015, nous avions croisé la route de Garance Verrier au FabLab. Cette jeune lycéenne de 17 ans avait un projet surprenant : construire une prothèse mécanique de main dans la dynamique de la communauté internationale e-NABLE. Malgré quelques embûches sur son chemin, elle nous avait alors fait part de son ambition de poursuivre ce projet en dehors du cadre scolaire.

Ce souhait est devenu réalité : “Après la présentation de mon TPE en avril 2015, j’ai dû mettre le projet de côté pour me concentrer sur mes examens. Il n’était pas encore abouti et j’avais bien l’intention de le relancer dès la rentrée. C’est justement à ce moment-là que j’ai reçu le message de Thomas.”

Thomas Alibert, 24 ans, est étudiant à l’Institut d’administration des entreprises (IAE Caen). “À la fin de mes études de droit, j’ai senti le besoin de me réorienter. C’est à ce moment-là que j’ai découvert l’impression 3D.” Au fil de ses recherches, Thomas est séduit par le travail de la communauté e-NABLE et découvre le projet de Garance sur le blog du FabLab. “J’ai eu un déclic. C’était pour moi l’occasion de découvrir cette technologie au travers d’un projet qui avait du sens. J’ai donc proposé ce sujet à l’IAE.”

L’idée a tout de suite reçu un écho très favorable dans l’établissement. “De nombreux étudiants ont été séduits par le projet de Thomas” souligne Jeanne Grimoult. “Le projet était un peu fou mais j’ai apprécié cette approche entre innovation technologique et utilité sociale. J’ai donc rejoint le projet avec deux autres étudiants, Maxime de Conynck-Parmentier et Anselme Cléron.” L’initiative est également remarquée lors du challenge de l’association des diplômés (IAE Caen Alumni) : “Nous avons obtenu une bourse de 400 euros qui nous a permis d’acheter une imprimante 3D.”

Dernièrement, le projet a franchi une nouvelle étape. “Nous avons rencontré ce week-end Thierry Oquidam [Leader de la communauté e-NABLE France, ndlr] pour faire valider les prothèses réalisées au FabLab du Dôme précise Thomas. Un passage obligé pour atteindre le prochain stade du projet : trouver le premier bénéficiaire d’une prothèse.

Un défi qui va nécessiter encore quelques efforts. “e-NABLE France a reçu une soixantaine de demandes depuis septembre dernier mais la communauté est jeune et ne compte pour l’instant que 7 groupes de makers” indique Garance, aussitôt complétée par Jeanne : “Nous allons avoir besoin de réunir de nouvelles compétences, notamment pour la modélisation des prothèses.” L’appel est lancé aux volontaires normands !


Crédits : E-Nable France (DR).