"Je me suis toujours posée des questions..."

Publié par Guillaume Dupuy, le 12 avril 2021   520

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Doctorante en neurosciences à l’Université de Caen Normandie, Candice Roux s’est inscrite à “Ma thèse en 180 secondes” en Normandie pour apprendre à parler de ses recherches. Un pari réussi puisqu’elle a décroché le Prix du Public et le 1er Prix du Jury de cette édition 2021 !

“Je me suis toujours posée des questions” commence Candice Roux. “Pourquoi j’ai mal à la tête ? Pourquoi j’ai mal au ventre ? Et si je prends ce médicament, comment va-t-il agir ? À l’école, cela énervait beaucoup mes maîtresses !”

La curiosité, un vilain défaut ? C’est pourtant le moteur qui a permis à la jeune femme de tracer sa route depuis Brest jusqu’au doctorat : DUT de Génie biologique à l’IUT de Laval, Licence de Biologie cellulaire et physiologie animale à l’Université de Bretagne occidentale, Master de Biologie cellulaire et moléculaire à l’Université de Rennes 1 et, aujourd’hui, sa thèse au sein de l’Unité “Mobilités : vieillissement, pathologie, santé” (COMETE) et du laboratoire Porsolt.

LA THÈSE,
L’AVENTURE D’UNE VIE

“J’ai toujours eu envie de faire une thèse mais, comme tout le monde, je me demandais si j’allais en être capable.” Face au doute, certaines personnes de l’entourage peuvent avoir un rôle primordial. Pour Candice, c’est la Docteure Elise Esneault, Directrice d’études en neurologie, et Guillaume Peyon, Responsable de la plateforme expérimentale “in vivo” de Porsolt, qui ont permis de déclencher le processus.

“J’ai effectué mes deux stages de Master dans cette entreprise", explique-t-elle. “Quand je leur ai dit que j’avais envie de poursuivre en doctorat, Elise a décroché son téléphone et appelé un de ses anciens camarades de promotion, le Professeur Thomas Fréret.” Ce qui ne devait être qu’une simple recherche d’informations se transforme alors en opportunité pour Candice de réaliser son rêve : “Il y a tout de suite vu la possibilité de développer un partenariat alliant la recherche fondamentale aux besoins technologiques de l’entreprise. Il a rédigé un projet de recherche et me l’a proposé avec le soutien du Docteur Guillaume Froget, Président de Porsolt.”

Désormais installée entre Caen et Laval, Candice effectue des recherches sur les troubles de la mémoire et plus particulièrement sur une molécule capable d’agir sur la sérotonine, l’hormone du bonheur. “Cette molécule a déjà montré des effets bénéfiques sur la mémoire mais on ne sait pas exactement comment elle agit. Le comprendre permettrait d’améliorer son usage.”

APPRENDRE À
PARLER DE SES RECHERCHES

Ce besoin, Candice l’a ressenti après avoir discuté avec les enfants de ses collègues : “Je n’avais pas envie qu’ils ressentent la même frustration que moi lorsque j’étais petite. Il fallait que je trouve un moyen.”

La doctorante s’inscrit donc au concours “Ma thèse en 180 secondes” et se forme avec Virginie Klauser, Chargée de projets en médiation au Dôme. “Je voulais juste savoir comment communiquer sur mon sujet de recherche. Finalement, j’ai appris à le vivre !”

Une nouvelle compétence que Candice espère bien pouvoir mobiliser aussi bien dans ses futures rencontres avec les publics que dans ses activités de recherche comme lors de sa soutenance de thèse : “Une thèse, c’est une aventure de dingue parfois facile, souvent difficile. Je voudrais que mon jury puisse ressentir que je l’ai pleinement vécu !”